Vendredi 13 juin 2008 à 17:37

Enfin, dans un magasin de musique...

J'étais dans le débarras, mais c'était une pièce que je connaissais bien. Me demandez pas pourquoi ni comment, c'est pas vos affaires.
D'ailleurs, tant qu'on parle d'affaires, je portais des DVS, un vieux pantalon assez large et un t-shirt orange avec une chemise noire par-dessus.

La moitié de ces fringues s'étaient mariées avec la poubelle l'année dernière.

Premier choc.

Faudra qu'on m'explique...



J'ai entendu une voix qui me semblait être celle du grand type de tout à l'heure. Je ne savais pas d'où elle venait.

"Porte de réserve... Ca sonne bien, non ?"

J'ai éteint la lumière de la réserve et je suis sorti dans le magasin.

- Missieu señor Ledo, ji vous ai priparé votre chitarra bassa !

Gaspard s'était occupé de l'accueil, et de ma basse en prime. Je connais personne d'autre qui ait autant la classe en mélangeant les accents comme ça.

- Alors, je t'ai redressé l'manche, si je puis me permettre, et puis je l'ai huilé aussi. Ah oui, j'ai viré tes anciennes cordes, elles étaient complètement oxydées par endroits et je lui ai mis des GHS, elles sont pas mal, tu verras.

Ses blagues m'avaient manqué.

- Tu veux la tester ? reprit-il en me la tendant d'un air aguicheur (si si, c'est possible... Allez chez Prima cordes si vous me croyez pas.)

- Euh, ouais, bien sûr...

Où suis-je encore tombé ? Qu'est-ce qui s'est réellement passé quand on est sortis du Krakatoa ? Où étaient passés Pierrot, Aurélien et les autres ? Kéké et Kepa avaient-ils disparu eux aussi ?

Un sifflement strident me tira de ma séance de masturbation mentale. Merde, mon téléphone... Je l'ai sorti de ma poche pour l'éteindre.

Deuxième choc.

C'était le portable que j'avais deux ans auparavant. J'ai voyagé dans le temps ? Ce miasme... c'était ça qui m'avait amené ici ?


- Hé, chef, t'es sûr que ça va ?
- Ouais, ouais... excuse, c'est la fatigue... putains de partiels...
- Ah ouais, mais c'est un passage obligé avant de pouvoir s'éclater, tu sais !
- Bien sûr, ouais...
- Allez, laisse pas s'échapper le moment présent !
- T'as raison ! J'peux la mettre sur le Orange ?
- Bien sûr, fais comme chez moi !
- Cool, merci...
- T'inquiète, mon n'veu !

Gaspard m'a fait un clin d'oeil avant de retourner à la caisse.


La boîte à rythmes du magasin se mettait en marche progressivement. Les pas des clients, la pulsation de mon coeur, Gaspard qui tapait distraitement sur ses jambes ou sur le rebord du bureau, les voix des gens... tout cela s'imbriquait pour constituer une structure rythmique aussi imprévisible qu'implacable, qui avait le don de me vider l'esprit de toutes les pensées qui m'accaparaient.

De la musique avant toute chose, pour te vider de tes obsessions.


J'ai regardé le dos de ma basse avant de commencer à jouer. Pas la moindre inscription dessus. Pas d'autocollant, rien. De toute façon y'en a jamais eu.

Chez Prima, le côté où on teste les guitares et celui où on teste les basses sont séparés par un gigantesque mur d'amplis, agencés de façon à ce qu'on puisse jouer ensemble et s'entendre sans se voir.

Calé sur le rythme du magasin, je commençai a jouer, vidant mon esprit au gré des notes que ma basse m'inspirait.

Un arpège, en l'occurence. Les micros en position haute, ça rend vachement bien.


[Oui, je sais jamais si on dit un ou une arpège. On m'a fait remarquer très justement y'a pas longtemps qu'un arpège c'est masculin. Je m'en souviendrai jusqu'à la prochaine fois où j'oublierai. Cette phrase est très nulle mais très vraie. Vous êtes pas obligé de la lire. Mais c'est mieux si vous le faites quand même.]


- Hé, arrête de jouer comme un pédé ! T'as encore trop écouté Tool, toi ! me lança Gaspard depuis la caisse.


Le taquin. Bizarrement, ça me déconcentrait pas plus que ça.

Le guitariste qui jouait de l'autre côté du mur (d'amplis) sortit un autre arpège qui rendait magnifiquement bien sur le mien. Je l'ignorais, mais une connexion s'est faite à ce moment-là, et elle ne s'est toujours pas coupée depuis.
Une note résonna, longue, avec un trémolo d'enfer maîtrisé à l'extrême, faisant frissonner chaque centimètre carré de mon corps avant de s'évanouir, me laissant seul avec mon arpège improvisé.

Une variation, j'ai du changer de gamme, ou de mode, ou de je sais pas quoi. Toujours est-il que la guitare ne tarda pas à reprendre sa place à travers des bends d'une puissance et d'une justesse rares. Le gratteux doit avoir un sacré niveau. En plus d'un feeling de ouf.

Mon arpège se change en accords de puissance et les bends en rythmique imparable. Au bout d'un moment, je pars en clave, après un petit break de rigueur, il me suit en lâchant un solo dantesque, qui vient mourir sur l'arpège de début revenu me taquiner les doigts, puis les oreilles, avant de suivre le solo dans le silence.

Une alchimie parfaite, comme j'en avais jamais vécue auparavant. Une seconde de magie au coeur d'une minute ordinaire. Une heure d'orgasme au sein d'un jour comme les autres.

Ca c'était pour le troisième choc

J'ai pris ma basse et je me suis dirigé vers l'autre côté des amplis, histoire de remercier le responsable de ce moment unique.

- Tu déchires, mec !

Faudra que je perde cette habitude de parler aux gens sans forcément les avoir en face de moi.

Une belle brune aux yeux d'un vert étincelant se leva de son siège et me regarda d'un air taquin.

- J'ai l'air d'un mec ?

Je l'ai regardée de la tête aux pieds, en m'arrêtant un peu sur le milieu.

- Euh, non...

- Héhé, t'inquiète pas c'est pas grave ! Au fait, t'as un groupe ?

- Euh, non... enfin, je joue dans deux groupes, mais bon...

- Ouais, tu devais dépanner et après t'es resté, c'est ça ?

- Exactement ! Mais bon, je pourrais difficilement jouer avec eux un truc comme on vient de le faire là, quoi...

- Bah j'ai un groupe, moi aussi, et on est à la recherche d'un bassiste. Ca t'intéresse ?

- Ah mais carrément !

- Ecoute, on passe à la caisse et on en parle dehors, ok ?

- Bonne idée, ouais.


Le pragmatisme féminin est la neuvième merveille du monde. J'en suis à peu près sûr.


Je l'ai laissée passer devant moi et j'en ai profiter pour regarder autour (et pas les courbes parfaites de la demoiselle, non non, j'te vois venir. Coquin, va.).

Il me fallait un détail qui me prouve que j'étais dans le passé. Ou pas.
C'était réel, j'en étais sûr.

Déjà, il y avait mes fringues, qui dataient d'un an, et ensuite, mon téléphone, qui avait rendu l'âme (à qui elle appartient) au milieu de ma première année de fac.  J'avais aucune carte sur moi, pas de sac (j'ai horreur d'en porter quand je peux l'éviter), et un peu d'argent (bien obligé pour payer les réparations). Quand à l'intérieur du musicshop, il était désespérément habituel, sans rien qui puisse me permettre de dater précisément la scène.

Quoiqu'il en soit, j'étais au maximum en première année de fac. Peut-être encore au lycée.

J'ai mis mon cerveau sur off et j'ai suivi la fille le plus naturellement possible. Elle était en train de payer.

- Et voilà, miss ! Merci à toi et bonne journée !

- Merci, toi aussi, au revoir !

Je suis arrivé à la caisse au moment où elle sortait du magasin.

- J't'attends dehors, hein !

Elle m'adressa un grand sourire en fermant la porte.

- Hé ben, tu te fais pas chier, chef ! me souffla Gaspard.

- Déconne pas, je la connais même pas !

- On dirait pas, vu comment vous jouez ensemble...

- Bon, je te dois combien ?

- 30 €, comme d'hab' !

J'ai fouillé dans ma poche, trouvé la somme, payé, rangé ma basse, et remarqué que j'avais encore ma vieille housse, celle que j'avais gardée jusqu'à ce qu'on fasse le film Rouge. Voilà pour le quatrième choc

- Ok, merci Gaspard. Bonne soirée, bye !

- Merci, pareillement !

Avant que je parte, il me glissa un "Allez, file, elle t'attend !" avec un regard éloquent. Ben voyons...

- Blablabla... Tu dis n'importe quoi !

- Héhé ! Tu verras bien !

*slam*

Une fois dehors, j'ai eu une drôle de sensation de déjà-vu. Qui est cette fille ?

- Au fait, on s'est pas présentés !

- Ah oui, c'est vrai.

- Je m'appelle Solenne, enchantée !

Cinquième choc. Rendez une partie de sa mémoire à un amnésique et vous aurez une idée assez précise de l'état dans lequel j'étais.

- Dan. Tout le plaisir est pour moi.

- Héééé... Tu serais pas en fac d'anglais, par hasard ?

- Heu si.

- Tu connais pas un mec qui s'appelle Sébastien Andero ?

- Si, mais ça fait longtemps ! Je le connais depuis le lycée.

- Haha, il m'a parlé de toi. Tu crois aux coïncidences ?

- Non, je suis sûr que ça existe pas. C'est juste un moyen comme un autre de fuir les explications. Surtout quand ça nous coûte de les chercher.

- Pas bête... mais peut-être que le sens a été un peu exagéré au fil du temps, non ?

- Ouais, sûrement.

- Bon, je dois y aller. Je suis désolée, mais je vais devoir écourter cette discussion, à moins que tu veuilles à tout prix me raccompagner...

- Pourquoi pas ? Il est tôt et j'ai rien à faire.

- Héhé, cool ! En plus y'a personne à la maison, ce soir, tu pourras rester pour faire un boeuf, si tu veux !

- Heeeeeuuu... t'es sûre que ça dérange pas ?

- Certaine ! Et puis si on est amenés à jouer ensemble, autant qu'on apprenne à se connaître !

[Elle pense humainement ou musicalement ?]

- Hahaha... c'est vrai. Je te paierai bien un coup à boire avant de partir, mais j'ai plus de thunes, là en fait.

- C'est pas grave, t'inquiète pas !

- Tu rentres comment ?

- En bus. Il me dépose pas loin de chez moi, y'en a pour cinq minutes.

J'ai eu une deuxième sensation de déjà-vu. C'est vraiment étrange, ce truc. Je me suis senti seul... est-ce que j'étais en train de vivre un souvenir ?

J'ai suivi Solenne jusqu'a l'arrêt en discutant de choses et d'autres.

J'étais incapable de me rappeller de ce qui allait se passer après. Je savais que j'avais déjà vécu tout ça, mais impossible de me rappeller de la suite. Je me sentais comme un pantin sur des rails. Comme dans un train fantôme où le paysage glauque serait remplacé par un monochrome du monde réel.
Un monochrome de milliers de couleurs.



Allez, Dannie, débranche ton cerveau et vis le moment présent.



Tout en discutant avec elle, les souvenirs revenaient les uns après les autres. Je me sentais bizarre. A la fois si mal et tellement bien...
On marchait vers l'arrêt, et bizarrement, le bus y est arrivé en même temps que nous. Mon espèce de transe ne se calmait pas, et j'ai à peine remarqué la coïncidence.

Sans trop réfléchir, on s'est posé au milieu du bus, sur des sièges dos à l'espèce d'accordéon qui faisait le lien entre les deux parties du bus.

Des mômes écoutaient de la soupe à fond les bananes. Ca m'énervait autant que je m'en foutais. La chaleur de ma Solenne à mes côtés y était pour beaucoup, je l'avoue. Encore qu'elle n'était pas encore mienne à ce moment-là. Mais est-ce qu'on peut vraiment appartenir à quelqu'un ?

On s'est rapprochés doucement l'un de l'autre, inconsciemment sans doute.
Elle me parlait de la fac, qu'elle trouvait ça marrant que je sois dans la classe de Seb, et qu'elle soit dans la même classe que Pierrot, que j'avais rencontré par hasard au début de l'année.

Coïncidences, Deus Ex, ce genre de trucs... Là, c'était trop léger pour parler de Deus Ex. Et si c'était simplement le karma ou un truc comme ça ?


La porte du bus s'est ouverte et trois Africaines sont entrées. Un grand sourire plus blanc que la chemise du chauffeur, et 140 kilos de bonne humeur complètement assumées.
Elles se sont mises dans un coin, à papoter en riant, à côté d'une gamine de 16 ans qui les regarda de travers.

"La pauvre... déjà qu'elle doit avoir du mal avec ses deux kilos en trop..." me glissa une voix douce à l'oreille.
"C'est du masochisme..."
"Ouais, on dirait qu'elle se force à les regarder"
"Et à penser qu'elle devrait plutôt être fière d'elle"
"Ah, les p'tites bobos, elles sont marrantes..."


J'ai senti une espèce de chaleur entre Solenne et moi. Le genre de chaleur qui n'a rien à voir avec la température extérieure.
Mais cette chaleur s'est bientôt étendue à tout mon corps, jusqu'a me donner l'impression de s'étirer de tous les côtés.

Je me sentais bien...


Un gros fracas se fit entendre, suivi d'un bruit que j'aurais cru sorti de la gorge du chanteur de Cradle Of Filth.
Une gamine dans le fond venait de faire un malaise. Plusieurs de ses copines se sont écartées, dégoûtées, alors que les garçons la regardaient, livides.
L'un d'eux se leva et courut aussi vite qu'il put vers le chauffeur.

- Hé, arrêtez le bus ! Arrêtez le bus ! Elle est malade, faut appeller une ambulance !

- Mais je peux pas m'arrêter, là, moi ! T'es marrant !



Solenne se tourna vers moi.

"T'as senti ?"

(Une voix douce comme de la soie. Je fonds...)

"Ouais... c'était quoi ?"
"J'en sais rien... C'est nous qui avons fait ça ?"
"J'espère pas..."


La fille était tombée dans les pommes. Le bus s'est arrêté dès qu'il a pu et l'ambulance n'a pas tardé. En attendant, je réconfortais Solenne comme je pouvais, tout en me posant des tas de questions.

J'étais dans le passé, ou alors dans mon souvenir. Ou bien les deux. J'avais perdu pas mal de mes souvenirs postérieurs, et certains d'entre eux me revenaient au fur et à mesure.

La rue.
Les monstres bizarres en forme de singes.
Le Krakatoa.
La basse et le feu.
Solenne et le miasme.

C'était un souvenir, alors ? Mais pourquoi j'étais en train de le revivre, alors ? Il s'était passé quelque chose de particulier ce jour-là ou quoi ?

Ben oui. La rencontre avec Solenne, la drôle de sensation partagée dans le bus, la gamine qui vomit...

C'est quoi ce délire ?


- Bon, allez, viens, on va rentrer à pied.

On a pris nos instruments, puis la porte arrière du bus.
La gamine semblait dormir. Elle était un peu pâle, mais bon...

- J'espère que c'est pas grave...
- T'inquiète pas, elle va s'en remettre. Enfin j'espère.

On marchait dans une rue qui m'était aussi inconnue que familière. C'était une sensation assez étrange. Le soleil se couchait, comme s'il priait lourdement, en éclairant Solenne d'une lumière blanche. C'était vraiment magnifique.

- Elle devait juste être un peu bourrée, reprit-elle. Elle a pris l'apéro un peu tôt, et avec le soleil...
- T'as sûrement raison.
- C'est à gauche, là.
- T'es sûre que ça dérange pas ?
- Certaine, je t'ai dit !

Jusque-là, tout avait un goût de déjà-vu.
Ca s'est intensifié quand elle a ouvert la porte. Je me suis retrouvé dans un endroit que je connaissais par coeur avant même d'y avoir mis les pieds.

Conclusion : Je suis en train de revivre un souvenir.

D'un seul coup, tout s'est éclairé dans mon esprit : il s'est passé ce jour-là quelque chose en rapport avec ce qui se passe dans le présent.

Le délire dans le bus ? Le feeling de malade dans le magasin de musique ?

Tout en réfléchissant, je la suivis dans sa chambre et posai mon instrument à côté du sien, sur son lit.

- Hé, t'es sûr que ça va ? Tu fais une drôle de tête...
- Heu...  ça va aller...
- T'es sûr ? La salle de bains est là, si tu veux.
- Ok, merci.

J'ai suivi son conseil et la direction qu'elle me montrait pour aller m'asperger le visage d'eau fraîche.
J'ai regardé mon reflet dans le miroir.
C'est pas que je me trouve particulièrement beau ou quoi, d'ailleurs ce serait plutôt le contraire, mais je n'ai pas réussi à détacher mon regard de ce reflet.
Des mots me trituraient la gorge. Ils devaient sortir, ils voulaient sortir, comme une espèce de message de mon inconscient.

La vache, elle va vraiment me prendre pour un fou si elle entend ça...

"Elle te cache quelque chose, Dannie..."

Le reflet était instable, brouillé, au point que je ne me reconnaissais plus vraiment.


" Tes souvenirs... ne cherche pas à les retrouver tout de suite, Dannie. La clé est là, mais elle est ailleurs aussi à la fois."

[C'est complètement incohérent, ton truc ! D'où je sors des trucs pareils ?]


"La réalité est en marche."


[Ouais, d'accord, si tu veux mon pote... Mais là j'comprends pas trop. Voire pas du tout, en fait.]

Le reflet s'est déformé jusqu'à prendre l'apparence du grand type dont j'avais entendu la voix en arrivant dans la réserve.

D'un seul coup, j'ai eu peur. J'ai ressenti la même chaleur que dans le bus. La peur grandissait en moi, me dépassait, me toisait. Elle était là, partout dans cette salle de bains dans laquelle j'aurai pourtant de bons moments quelques mois plus tard. Le miroir ne me renvoyait plus mon reflet, le lavabo se moquait de moi, le sol tournait et glissait sous mes pieds.

La porte s'ouvrit largement.

- Ben dis donc, t'en mets du temps ! T'es pire qu'une...

C'était Solenne. Le seul repère dans ce bordel tourbillonnant venait d'ouvrir la porte. Je voyais trouble, mais je sentais que c'était elle. En même temps, il n'y avait que nous deux dans la maison.

- ...meuf...

Elle posa ses mains sur mes épaules et tout commença doucement à rentrer dans l'ordre.

- Hé ben, on dirait que toi aussi, t'as pris l'apéro avant de venir !
- J'suis désolé. Je sais pas ce qui m'est arrivé.


Un rush de souvenirs en plein dans la tête.

- Héééééé !!

J'ai entendu sa voix une dernière fois et je me suis retrouvé dans la grande rue vide du Krakatoa. Ma tête bourdonnait.

Une musique commença a se faire entendre. Au début, ce n'étaient que des grésillements, mais je reconnus bien vite l'intro de Fireal. Il neigeait toujours.

Je me suis rendu compte que j'avais toujours ma basse sur le dos et que j'étais face à un bar. La musique s'est mise a péter quand je suis rentré dedans.





Par poussiere.de.lune le Lundi 28 juillet 2008 à 23:11
Merci, c'est vrai tout ça, mais bon en ce moment ça va pas trop donc bon.
Sinon, toujours aussi bien pour ton histoire avec un style d'ecriture special enfin je ne sais pas trop comment dire, mais j'aime^^
Je crois que je parviens plus ou moins a m'y retrouver maintenant =)
Par Vicomte le Lundi 10 janvier 2011 à 17:11
"et 140 kilos de bonne humeur complètement assumées. " Alors là il va te falloir faire un choix, petit scarabée. Soit c'est les 140 kilos - et je veux bien des conseils pour s'assumer - auquel cas ils seront "assumés", soit c'est la bonne humeur - sûrement moins difficile à assumer sauf peut-être à Paris - et elle est "assumée". Te voilà face à ton destin, jeune Padawan - dixit Chewbacca -, à toi de décider de la voie que tu feras tienne.
Par http://www.maths-argentan.fr le Mercredi 15 juin 2016 à 9:33
J'étais parti dans ce monde parallèle pour retrouver mes amis.
Par http://www.picetoff.fr le Jeudi 11 août 2016 à 11:01
Dans le paratexe duquel il y a une vanne absolument improbable.
 

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