Lundi 24 août 2009 à 23:23

Dans lequel j'ai caché quelques choses.

Dans lequel l'humour de mon pompiste est à base de blagues bidons.

Dans lequel il y a TOI ! ainsi qu'un lémurien.

Dans lequel, dans lequel, dans lequeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeel

Dans lequel le narrateur est méconnaissable.

Dans lequel on explore la contrad(d)iction féminine.

Dans lequel on voit les séquelles du passé comme le pont entre présent et futur.

Dans lequel j'ai bien envie d'aller me coucher après ça.

Dans lequel "mais putain, c'est quoi ce bordel ?"


Dans lequel...


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- Je t'offre une clope ?

- Merci.


On marchait dans la brume, tout seuls. Le campus me rappellait des souvenirs, qui devenaient de plus en plus amers à mesure qu'on avançait.

- Regarde. Y'a un tram.


J'ai regardé dans la direction que me montrait Sonia. Il semblait nous attendre.


- Tu crois que c'est par là ?

- Aucune idée, mais ce sera plus rapide que nos pieds, c'est certain.


La porte était ouverte et s'est fermée derrière nous. Le tram a démarré.



Sonia tremblait. Elle est allée s'asseoir et je l'ai suivie.



- C'est vide ici, hein ?

- Je crois bien, ouais. Pourquoi ?

- J'ai cru voir un groupe de gens, par là.

- Ca doit être le bédo...

- Ouais, sans doute.

- Tu sais où il va ? T'habites ici, il me semble.

- Yep. Il va au centre-ville. On trouvera peut-être quelqu'un là-bas.

- Hé ! regarde bien, là. Tu vois rien ?




J'ai regardé attentivement. Et effectivement, il y avait un groupe de gens qui semblait apparaître par intermittences. J'ai senti le feu faire un tour au fond de moi. Sonia tremblait de plus en plus.

Elle a posé son paquet de clopes sur le siège et m'a fait signe de la suivre. On s'est approchés du groupe. Leurs voix semblaient éthérées, lointaines.

Et flippées, aussi. Ils parlaient doucement, avec des trémolos dans la voix, comme s'ils avaient été choqués par quelque chose qu'ils avaient vu.



Inutile de se demander quoi.



Une forme a emergé derrière ces gens qui ressemblaient à des fantômes dans une boule floue.

Sonia a étouffé un cri et je me suis retourné sur un paquet de cigarettes.


- Fais gaffe ! Y'a quelque chose là !

- De quoi tu parles ?


J'ai ramassé le paquet de cigarettes et je me suis pris une droite qui m'a fait voler sur la moitié du tram. Sonia a crié mon nom très fort, et je l'ai à peine entendue.


Il est où ? C'est quoi ce truc d'ailleurs ?



Je commençais à brûler.


J'ai brassé l'air devant moi et entendu un grognement. Je l'avais trouvé. J'ai enchaîné quelques coups dans cette direction, puis des mains m'ont porté et lancé vers Sonia.

- Cours ! Je l'occupe pendant ce temps ! ai-je balancé entre deux souffles. Et toi, montre-toi, saloperie !

- Ce n'est pas pour toi que je suis ici, jeune homme.



C'était pas la voix du singe. C'était autre chose.

Il m'a poussé et s'est dirigé vers Sonia.


Il s'est rendu visible, c'était assez étrange. Comme s'il avait toujours été là mais qu'on ne le voyait que maintenant. Il mesurait deux mètres et demi et semblait taillé dans une roche noire. Il portait un pantalon qui avait l'air d'être pile à sa taille et ses bras étaient gros comme ma

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STOOOOOOOOP !!! Tout ce que tu veux mais pas ça ! Par pitié !

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Comme ma jambe, j'allais dire comme ma jambe. Calme-toi un peu...


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C'est pas ça, c'est juste que j'en ai marre des descriptions à deux balles approximatives et chiantes.
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Ah d'accord. Autant pour moi.


Quoiqu'il en soit, le géant de pierre s'est adressé à Sonia.


- C'est toi que je veux. Toi qui crois qu'un arbre peut cacher la forêt, alors qu'il en fait seulement partie. Toi qui crois que les mensonges ont valeur de vérité et que les illusions sont la matière de la réalité.


Il parlait avec une voix flippante. Classe mais flippante.


- Toi qui l'a fui pour te fuir, toi qui as si peur de ton reflet dans le miroir, toi qui vois le diable dans le regard des autres. TOI dont les mots te trahissent, même si tu refuses de te l'avouer. Toi qui vis cachée par peur de ton propre regard. Toi qui ne peut admettre les vérités que tu sais. Je suis là pour toi.


Pendant qu'il faisait son speech, je suis passé derrière lui tout doucement (des heures d'entraînement à Metal Gear Solid, ça aide) et je lui ai balancé mon bras enflammé.


Je sais pas pourquoi, mais je suis sûr qu'il savait que j'étais derrière lui. Il a encaissé le coup et à continué à parler. Face à lui, Sonia était morte de trouille, mais n'en laissait rien paraître. Ou alors le minimum.


J'ai essayé de le frapper de différentes façons, dont certaines assez spectaculaires, mais il ne bougeait toujours pas, et je commençais à sérieusement me faire mal aux mains et aux pieds.


- Calme-toi, toi.


Il m'a repoussé d'un revers de la main qui m'a déménagé les entrailles et je me suis effondré comme un cake aux cerises sur la banquette du tram.


J'ai entendu des voix floues au loin.



- Sonia, réponds-moi, maintenant.

- LAISSE-MOI TRANQUILLE !!




Le tram a tremblé. J'ai entendu un cri d'homme, et un rire de femme sangloté. J'ai senti qu'on prenait deux virages, entendu une voix de femme, vu le visage de Sonia pendant une demie-seconde qui s'est imprimée sur mes yeux, pensé à Solenne, et je me suis éteint dans le néant.










Par Armann le Mercredi 26 août 2009 à 21:42
je crois que je me remettrai jamais de ces coupures du narrateur, j'ai du encore me casser deux ou trois côtes... bref, ce chapitre me rappelle vaguement une petite anecdote, à la fac où j'ai encore joué les voyantes sans le savoir: en apercevant le tram sortir de la brume jme suis connement exclamée "on dirait un tram fantôme"... la tête de l'auteur à cet instant restera gravée ds ma mémoire ^^ Enfin certaines choses ne me sont pas inconnues, méritent reflexions et vérifications. J'aime bien ce chapitre, encore une ambience particulière et malheureusement indéfinissable (mais ca c'est ma faute, tkt pas), ca me plait bien. Je trouve meme un petit décalage sympa entre les persos et le "décor" (et c'est maintenant que jle remarque... tsssss!), je sais pas si je suis la seule?! LA SUIIIIITE! :P
Par Frosted. le Jeudi 27 août 2009 à 15:27
Avez vous noté le point? ... Non hein, Losers! DONC quand tu m'a dit que j'étais le narrateur...heu celui la même? Arf J'aurais pas tout a fait ficelé comme ca je pense... Déja le fait qu'il y ait une structure me parait trop compliqué... :D
Par im4ginee le Dimanche 30 août 2009 à 0:24
j'avais lu!!! c'est juste que j'ai lu dès que j'ai vu qu'il etait en ligne même si je n'avais pas vraiment le temps de le lire! donc je n'ai pas pris le temps de commenter. Mais si tu veux des critiques je peux chercher les imperfections, là de suite je peux pas mais ça peut se faire
Par Vicomte le Lundi 10 janvier 2011 à 20:22
Bon, je vais peut-être m'avancer, et mes neurones viennent de me signifier pour la majeure partie qu'elles avaient fini de bosser pour ce soir, mais "tout seuls" me pose un problème. Après, hein, le problème sur service minimum, c'est que souvent lui ou rien ça change que dans les feuilles de compta. Qui n'existent pas dans le cas de mon encéphale, CQFD.
Par http://www.csb77.fr le Mercredi 15 juin 2016 à 10:17
J'arrive à peine à m'exprimer correctement.
Par http://www.bluejazz.fr le Jeudi 11 août 2016 à 11:01
Ca continue pour Neto, qui nous montre un peu mieux ses différentes facettes.
 

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